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Sillages

Récital

 

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Vaste épopée recouvrant plusieurs siècles que celle de l’empire des mers. Les marins, les matelots, les corsaires, les mousses se racontent à travers leurs chansons. De belles mélopées initiatiques où tout parle et tout chante sur le navire qui mène au-delà du Nouveau Monde.

Chansons de gestes encrées dans le quotidien de ses aventuriers, voya- geurs éternels qui poursuivent parfois un rêve incarné par le grand mastodonte que combat le capitaine Achab chez Melville, ou bien cela peut-être encore une sirène, fascinante et effrayante, tant re- doutée depuis la nuit des temps, par un autre navigateur, Ulysse en personne qui se fait attacher au mât pour pouvoir apprécier sa complainte.

La Mer et ses vaisseaux, ses habitants, ses tempêtes, ses phares et toutes ses histoires que l’on se conte et que l’on se chante au soir des veillées lorsque femmes, enfants et vieillards espèrent, avec une prière, que les pères, maris et fils reviendront sains et saufs de cette aventure maritime où les vagues finissent bien trop souvent par engouffrer les corps des désespérés.

Ames perdues, vaisseaux fantômes, naufrages, peu de rescapés mais bien souvent des histoires extraordinaires et des mélodies mélanco- liques mais tellement belles.

Les poètes aussi chantent la mer : Baudelaire, Gautier et surtout Victor Hugo qui la dessine, qui la décrit dans ses « chansons des aventuriers de la mer » et dans son roman « Les Travailleurs de la mer ».

Faut-il aussi parler des peintres qui ne peuvent qu’être contempla- tifs et inspirés par cette écume que l’impressionniste recherche à retranscrire de l’extrémité de son pinceau jusqu’à l’aboutissement de sa toile ?

L’empire des mers est si vaste et si mélodieux. Qui n’a pas été charmé par la symphonie de ses flots ? Autour de cette belle aventure se réunissent les musiciens de la Pe- tite Symphonie. Daniel Isoir, autre capitaine au long-cours, fera sonner quelques belles chansons de marins, retranscrites par Haydn et Beethoven. Car c’est dans ces estaminets, dans ces cabarets que le marin est le plus ragaillardi. On chante le Rhum, on dit « Merde au roi d’Angleterre », on fait « ton- ner le canon ».

Arnaud Marzorati, spécialisé dans la chanson historique, retracera avec le répertoire populaire maritime, une complainte fabuleuse sur les us et coutumes de tous ces pêcheurs du quotidien. En reprenant les couplets et les refrains qui accompagnèrent les journées et les saisons de ces « travailleurs de la mer ».

ARNAUD MARZORATI

DIRECTION MUSICALE, BARYTON

JENNY DAVIET

SOPRANO

DAVID GHILARDI

TÉNOR

NOÉ BÉCAUSE

VIOLE DE GAMBE

THOMAS VINCENT

THÉORBE

PERNELLE MARZORATI

HARPE

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