Oceano Vox
Voix du large de tous temps
.jpg)
ARNAUD MARZORATI
DIRECTION ARTISTIQUE, BARYTON
DAVID GHILARDI
TÉNOR
IMANO IRAOLA
BARYTON - PERCUSSIONS
CHRISTOPHE TELLART
VIELLE À ROUE, CORNEMUSE,
FLÛTES IRLANDAISES
THOMAS VINCENT
THÉORBE ET GUITARE
PERNELLE MARZORATI
HARPE TRIPLE
Un vaisseau de sa majesté, un bâtiement de commerce, un porte-conteneur. Trois époques. Celle de Louis XIV, celle de Napoléon et celle des échanges mondalisés.
Qu’y a-t-il de commun entre ces entre ces trois univers si différents, ces trois na- vires aux technologies et aux possibilités si diverses, ces trois espace-temps que les siècles séparent ?
De tous temps, l’homme est «saisi» par l’océan. Depuis l’Énéide, que les techno- logies, les régimes politiques ou les armateurs changent, la mer l’emporte, et les emporte, toujours. Dans la douleur et la frénésie des départs. Dans l’inquiétude et l’extase du grand large. Dans la besogne de l’apprentissage et la fermeté du com- mandement.
Et toujours ce mélange d’amertume et d’extase se vit en chansons. D’ailleurs, s’il est bien un domaine dans lequel la chanson va de soi, c’est bien celui du large. Hugo ne s’y trompe pas quand il parle, dans Oceano Nox, de « la chanson naïve et monotone / Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont ! »
À travers une navigation entre les époques – outil indispensable de tout bon capitaine – nous voulons mélanger les récits et les illustrer par des couplets qui, sur le fond, se ressemblent, parce que l’homme ne change pas plus que la mer ne se transforme. L’amour laissé à quai, la dureté des ordres, le vertige devant l’horizon infini, l’espoir d’une côte sont aussi bien contés par les marchands se rendant aux Indes que par les porteurs de conteneurs livrant à Shanghai.
Du jeune en « contrat d’apprentissage » au mousse d’antan, du capitaine « assisté par ordinateur » à celui qui, de ses mains, tient la barre. Du navire de 200 mètres de long à celui qui, jadis, n’en faisait pas plus de 80, de l’équipage de 300 hommes hier à celui d’une vingtaine aujourd’hui. Par le foisonnement des airs, le ronflement du tam- bour, l’appel de la cornemuse, chantons « la mer toujours recommencée ».



