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La Comédie Humaine

Portraits chantés d'après Honoré de Balzac

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ARNAUD MARZORATI

DIRECTION ARTISTIQUE, BARYTON

JENNY DAVIET

alter. LUCILE RICHARDOT

SOPRANO-MEZZO

DAVID GHILARDI

alter. CYRILLE DUBOIS

TÉNOR

CHRISTIAN LABORIE

CLARINETTE

PATRICK WIBART

OPHICLÉÏDE

PERNELLE MARZORATI

HARPE ROMANTIQUE

 

CHRISOPHE TELLART

VIELLE À ROUE

 

Les personnages de Balzac font leur comédie. Soyons fous : on rêverait que les 4000 à 6000 individus créés par le génie de la littérature, paroliers de leur propre existence, se mettent à la chanson pour vous conter leurs aventures, leurs qualités et leurs défauts, leurs concepts et leurs théories. Dans sa fresque monumentale, Balzac a rassemblé plus de quatre-vingt-dix ouvrages. Il nous faudrait des centaines d’heures de récitals pour réaliser cet exploit de mettre en musique toute l’œuvre du divin Honoré. Dans cette comédie en musique, proposée par Les Lunaisiens, nous avons choisi de mettre en exergue les thématiques principales qui hantent l’esprit tout à la fois encyclopédique et analytique de l’écrivain. L’ascension sociale, le goût de l’argent, la corruption, l’amour et la trahison apparaissent dans plusieurs de ses romans.

 

Mais plus encore, l’idée première de Balzac est de découvrir les arcanes d’une société qui ressemble à la nature... « La société, dit l’écrivain, ne fait-elle pas de l’homme, suivant les milieux où son action se déploie, autant d’hommes différents qu’il y a de variétés en zoologie ?».

 

De toutes ces espèces humaines, nous vous proposons de faire tomber les masques. Masques de la comédie, derrière lesquels se cachent les personnages « extra-ordinaires » qui alimentent des histoires qui paraissent encore plus vivantes que la vie elle- même.

Tous ne sont-ils pas devenus des archétypes de la littérature? Rastignac l’ambitieux, Vautrin l’escroc complotiste, Eugénie Grandet l’avaricieuse, Lucien de Rubempré, héros aux illusions perdues, Esther Gobseck la sirène qui ruine ses amants, Diane de Maufrigneuse, reine de Paris et femme influente, Raphaël de Valentin, auteur d’un pacte diabolique dans La peau de chagrin, etc.

Tous ont leur double dans ce répertoire vocal des premières décennies du XIXe siècle. Ces archétypes qui font vivre les salons et les rues, le faste et l’obscur de l’Empire sous Napoléon, puis de la Restauration, sous Louis XVIII, puis sous Charles X, ces héroïnes et ces héros qui circonvolutionnent dans et autour d’un Paris historique si cher à Balzac, nous les retrouvons également dans les partitions des chansonniers célèbres au temps de la Récamier et de Chateaubriand. On aime la chanson dans ces salons littéraires. On se rencontre même dans des « caveaux chantants » pour interpréter les textes de Béranger, Désaugiers, Pierre Dupont ou Debraux. Balzac, dans son envie d’être éditeur, tentera de publier plusieurs recueils d’Emile Debraux et s’essaiera également à la confection d’une anthologie de « chansons populaires. »

Mais pour l’heure, laissons paraître sur la scène Les Lunaisiens, dotés d’instruments de l’époque : le pianoforte, la guitare romantique, la clarinette, la harpe et la vielle à roue (si chère à George Sand) ; laissons chanter les créatures d’Honoré de Balzac. Chaque roman devient un opéra, une mélodie heureuse ou nostalgique. Et de chaque partition retrouvée par le soin des Lunaisiens nous ferons le miroir des héros balzaciens.

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