VOTEZ POUR MOI !

DUEL ÉLECTORAL EN CHANSONS

3 chanteurs

1 basson

1 accordéon

1 piano

DISTRIBUTION

ARNAUD MARZORATI

BARYTON

DIRECTION ARTISTIQUE

LARA NEUMANN

SOPRANO

INGRID PERRUCHE

SOPRANO

MÉLANIE FLAHAUT

BASSON

PIERRE CUSSAC

ACCORDÉON

DANIEL ISOIR

PIANO

«  La République vous appelle... Pour elle, un français doit mourir...  ». Voilà ce que disait la chanson. Ou plutôt un certain type de chansons, celles issues de 1789, de ce temps où les Hymnes surgissaient des barricades. Mais depuis 1789, les Français ont appris à confier leurs convictions et leurs idéaux à des politiciens élus au suffrage universel, un suffrage concédé au « sexe faible » seulement depuis 1945. La route fut longue pour que chaque citoyenne et chaque citoyen puissent enfin voter !

 

Les chansons nous le rappellent avec Le Métingue des femmes et L’Impôt sur les célibataires. Le combat fut difficile contre des sénateurs, ces « galants siffleurs » qui, avec des « toasts » à la langue de bois, relayaient la femme et ses blanches mains à des fonctions matriarcales, leur interdisant l’accès à l’urne. Une femme pourtant revient dans de nombreuses chansons : c’est Jeanne d’Arc et son flambeau. Pléthore de romances, de mélodies, de chansonnettes qui rêvent de Jeanne comme d’une gardienne de la grande France. Par bonheur, certains chansonniers conscients de la mascarade invitent notre pucelle à ne pas descendre de son piédestal pour tomber entre les bras de politiciens véreux ou extrémistes.

 

Déjà sous la troisième république, les extrêmes se ressemblent, avec un Gustave Nadaud (1820- 1893) qui dans sa chanson Gauche, droite, centre nous donne un diagnostic contemporain de députés de tous bords. Léon Xanrof (1867-1953), dans La Chambre et le Sénat, semble raconter cette histoire tant entendue de politiciens « politicards et carriéristes » qui ne pensent qu’à leurs portefeuilles. Vincent Hyspa (1865-1938) décrit dans Les Complots un ministre heureux à l’idée qu’on puisse comploter contre la Nation car tout cela va « arranger ses affaires ».

 

Quelles affaires ? Des affaires politiciennes, comme toujours. Mais des affaires qui inspirent les chansonniers, qui les invitent à chanter l’histoire d’un Président « prisonnier de l’Élysée », d’un député qui sait si bien faire la girouette et d’un républicain qui aime tout, sauf la République ! Bref, c’est un regard par l’œil de bœuf que propose la Clique des Lunaisiens, un regard cocasse et bienfaisant sur toutes ces chansons qui nous racontent notre Histoire, l’histoire de nos politiques et de leurs électeurs. Rappelons-le, la route fut longue... Sans électeurs, plus d’élections ! « Votez, oui, mais votez pour moi ! » comme dirait l’autre. Et comme vous dira ce disque bon enfant avec tous ses Cliqueux, chanteurs et instrumentistes populaires et inspirés qui n’ont qu’une seule envie : vous amuser sur des sujets sérieux !

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© Les Lunaisiens