LES ORPHEES DU PONT NEUF

De l’art de la chanson digestive et de l’Amphigouri

    Gargantua ayant trop       bu, il s’accrocha aux tours de Notre Dame et pissa sur les Parisiens...

1 chanteur

1 basson - flûtes
1 viole de gambe
1 théorbe

Tout commença en ce jour où Gargantua vint au Monde, extrait de l’oreille de sa mère et du cerveau du divin Rabelais... Son premier cri fut « À boire, À boire, À boire ». Une chanson évidente, une mélopée hurlante... Nous aurions dû en faire l’hymne de la belle et douce France : « À boire, à boire, à boire... enfants de la patrie ! ».

Rabelais révéla à la grande littérature universelle, cet art tellement français de la gaudriole et de la chanson à boire ! Boire et manger, rien de plus français, de plus

universel ! Tout bon repas se termine par des chansons !

Gargantua ayant trop bu, il s’accrocha aux tours de Notre Dame et pissa sur les Parisiens...en entamant une chanson peu piquée des vers qui ragaillardit tout un défilé de croque-morts et de grenouilles de bénitiers. Puis il s’en alla sonner les cloches... Depuis cet événement presque mythologique, la France est liée par un contrat quasi moral à cet art du chant bachique et épicurien.

Ces chansonniers de la « ripaille », pratiquants de la « Dive Bouteille » se réuniront dans des cabarets, « La Pomme de Pin », la « Croix de Lorraine », ou le « Mouton Blanc » ou sur les ponts de la Parisienne, sur le Pont Neuf particulièrement...

C’est à tous ces artistes, ces Orphées qui retournèrent aux Enfers, non pour récupérer l’Eurydice, mais plutôt l’âme de tous leurs copains « innocents », qui avaient déjà le faciès d’un Georges Brassens et la pataphysique d’un Boris Vian que la Clique des Lunaisiens veut rendre hommage, en faisant un « tour de gosier » original, un concert « amphigourien ».

Autour des airs à boire

d’Adam Billaut et de Philippot le Savoyard (Chansons de la Foire)

Programme

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