Le Ventre de Paris

Comédie musicale philosophico-burlesque en un acte sur la gastronomie française

      Huis clos grotesque, ubuesque,        de quatre assoiffés de spiritueux et d’alcools éthérés, qui ont pour seuls Dieux, les cuisiniers Carême et

Brillat Savarin...

4 chanteurs

1 flageolet/basson

1 violoncelle

1 piano

À l’instar de l’épopée balzacienne et zolienne, le Ventre de Paris évoque le temps d’une orgie parisienne. Nous sommes à l’heure où le Raphaël de la « Peau de Chagrin », plonge dans trois des péchés capitaux : « La Luxure, la gourmandise et la Paresse » !

Pourtant Raphaël n’ira pas à cette soirée du Ventre de Paris, puisqu’il se jettera dans la Seine pour achever son existence de débauché. « Raphaël le magni que » n’est plus !

Restent 2 couples bourgeois, haussmanniens qui ont pour nouvelle religion la « Gastromania ». D’autres bourgeois, dans l’aire romantique, choisirent le culte spleenétique, l’espérance saint- simonienne, l’adulation Fouriériste et même le paranormal Hugolien. Eux se vouent à la « Grande Bouffe », comme dans le lm de Ferreri, avec en plus ce cloisonnement de Bunuel dans « l’Ange Exterminateur ». Huis clos grotesque, ubuesque, de deux ventrus et de deux demi-mondaines polythéistes aux multiples plats, assoiffés de spiritueux et d’alcools éthérés, qui ont pour seuls Dieux, les cuisiniers Carême et Brillat Savarin...

Menu exceptionnel, ultime, paroxysme de la mythologie française : du premier plat, jusqu’au dessert, ils déclineront tout le « possible » de l’art culinaire français. Cocorico par la bouche ! Oui, mais le coq français chante sur son fumier. Envers du décor, dissimulation des âmes sombres de ces quatre sensuels ripailleurs.Tout n’est pas beau, tout n’est pas frais dans le temple de la consommation.

Dans cette « farce» sous forme de vaudeville, on entendra des airs célèbres du répertoire et d’autres oubliés : Offenbach, Lecocq, Hervé, Rossini... des chansons du Caveau Moderne de 1832 et du chansonnier du Gastronome de 1842 (Béranger, Desaugiers, Debraux) et des textes de Paul de Kock entre autres...

Distribution

Arnaud Marzorati

Baryton et directeur artistique 

Florent Siaud

Dramaturge

Camille Poul

Soprano 

Caroline Meng

Alto

David Ghilardi

Ténor

Mélanie Flahaut

Basson / Flageolet

Isabelle Saint-Yes

Violoncelle

Daniel Isoir

Piano

© Les Lunaisiens