La belle & la bête

L'opera

        NE M’APPELEZ PAS

      MONSEIGNEUR… JE

SUIS LA BÊTE !

5 Chanteurs

&

Orchestre

LA GENESE

 

En 1740, Madame de Villeneuve avec « ses Contes de Marins », puis Madame Leprince de Baumont en 1750 dans son « Magasin des enfants », révèlent à leurs jeunes élèves que l’homme est une nature dangereuse, une bête afreuse qui réclame les sacrifces des jeunes flles pour que le « Père » ne soit pas dévoré quand il s’occupe à cueillir des roses. Jeunes flles, nous disent les contes, qui ne sont pas des « bagatelles » selon Perrault, méfez-vous de ces « monseigneurs » qui usent à vau et à dia de leur abominable droit de cuissage… « Plus monseigneur…mais la bête ! »

En 1771, Grétry déplace l’histoire de la « Belle et la Bête » dans un territoire des contes des mille et une nuits, tellement en vogue à l’époque. Il a modifé les noms pour les rendre orientaux : Zémire pour la Belle, Azor pour la Bête, Sander pour le père et Ali pour un valet espiègle, personnage inventé. Pourtant, rien d’oriental dans la musique de Grétry ! Fidèle au désir de Rameau, il écrit des pages où son souci d’instrumentation et de coloration révèle la même maîtrise à l’égard des « éléments » que celle d’autres artistes tels que Fragonard, peintre contemporain, qui met en scène une nature grandiloquente, pourtant au service de la légèreté et de la théâtralité de la vie. Grétry éprouve, en composant sa version de la « Belle et la Bête », une jouissance continuelle : il lui paraît difcile de réunir « plus de vérité d’expression ». L’opéra est représenté devant la jeune MarieAntoinette qui s’extasie, à 16 ans, d’un si bel ouvrage. Puis toutes les cours d’Europe s’émerveillent du talent de l’auteur. Grétry, grâce à son « Zémire et Azor » devient célèbre.

Daniel Isoir et Arnaud Marzorati aiment raconter des histoires. Quoi de plus excitant pour des artistes musiciens que de porter à la scène des légendes où le rêve s’effectue à travers un théâtre d’enchantement : Palais merveilleux, tapis volant, miroir magique.
Mythes de l’enfance qui sont convoqués pour régénérer l’esprit positif , où le songe devient le support des sens.

 

Les chanteurs de la « Clique des Lunaisiens » font l’histoire de cet Opéra-comique où les textes parlés succèdent à des arias composés par le maître de ce répertoire. On nous a dit que Mozart est friand de cette musique si française et admirateur de Grétry.

Telle est la grande acrobatie de ce genre de partition où le chanteur doit également savoir parler. Et il n’est pas chose aisée que de faire le comédien et l’artiste lyrique. Effectivement, les habiletés de gosiers ne sont pas les mêmes. Pourtant, depuis Racine et Lully, la déclamation s’invite dans les grandes pages de la tragédie lyrique. Il faut être comédien pour pouvoir tenir en haleine un public affiné au théâtre et il faut être chanteur pour garder la ligne, le légato sur un texte de Marmontel qui n’en est pas à son premier livret d’Opéra.

Distribution

Daniel Isoir

Direction musicale

Arnaud Marzorati

Direction artistique et mise en espace

Camille Poul

Zémire

David Ghilardi

Azor

Alain Buet

Sander

Loïc Félix

Ali

nn

Deux soeurs

Raphaël Henry

Décors

nn

Création lumière

d'après l'ouvrage d'André Modeste Grétry (1741-1813)

Zémire et Azor

Programme

© Les Lunaisiens