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Révolutions : chants de gloire ou cris de mort

Après l’Ancien régime, puis après une brève période « d’engouement napoléonien », la France mettra presque un siècle à définir ses symboles nationaux. De 1795 à 1879, la route sera longue, périlleuse et sanglante pour que la Marseillaise devienne définitivement l’hymne national de tous les français et que le drapeau tricolore soit à jamais salué comme « étendard de la république ».
Dans une période que l’on définit comme essentiellement romantique, le 19ème siècle aura été avant tout un siècle de combats, de résistances et de barricades. Pas moins de trois révolutions en moins de cinquante années : les 3 Glorieuses de 1830, les journées de février et de juin 1848 et la Commune de 1871 !
C’est dans cette odeur, cette rage de poudre et de sang que des chansonniers tels que « Béranger, Dupont, Clément, Pottier, etc. » s’uniront aux cris des révoltés avec des textes engagés et vindicatifs, contre des gouvernements successifs et peu habiles à satisfaire les desideratas d’un peuple trop souvent affamé et exploité, en proie au doute et à la colère… « Chant de gloire ou cri de mort » ? Ainsi fut posée la question par Lamartine, face à la Marseillaise qu’il trouvait sans doute trop belliqueuse. Mais face à des dirigeants qui se jouaient des citoyens, face à une armée qui tirait sur ses propres frères, ne fallait-il pas au minimum des mots à la couleur de la révolte des opprimés ?

CHANTS de GLOIRE ou CRIS DE MORT