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Le chant de l’Arcadie

Jean-Jacques Rousseau.

Personnage bien complexe que ce philosophe brillantissime, amoureux de musique, fervent admirateur de Rameau (avant de le conspuer), musicien autodidacte et passionné, compositeur à ces heures, notamment de ce fameux Devin du village, réponse quelque peu curieuse à la fameuse querelle des bouffons dont il prit une part absolument essentielle. Souvenons-nous de la fameuse lettre sur la musique française :
« Je crois avoir fait voir qu’il n’y a ni mesure ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n’en est pas susceptible ; que le chant français n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l’harmonie en est brute, sans expression et sentant uniquement son remplissage d’écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n’est point du récitatif. D’où je conclus que les Français n’ont point de musique et n’en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux. »
 
Oui... curieuse réponse que cet ouvrage qui se veut « anti » musique française et qui l’est complètement, absolument, la thématique de bergerie, les danses de village, tout rejoint l’esthétique à la mode à l’époque.
La musique de Rousseau est avant tout … littéraire… Sa saveur vient de sa simplicité, et tout l’effet recherché est de retrouver le naturel chez l’homme ou l’homme « naturel » concept cher à Rousseau.

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