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La vipère, chansons véristes

C’est la belle époque du « beuglant », chanteur efficace, qui ne mâche pas ses mots. Son tour de chant est bien souvent une déclaration d’amour à la vie, à la femme. Il chante pour une éventuelle Casque d’Or, une « Vipère » qui l’a mordu au passage. L’homme joue du schlass, s’il le faut, pour évincer les rivaux et les affreux.

Francis Carco, Louis Aragon, Desnos, Genet et même Céline furent parmi ces poètes qui comprirent que la voix de la rue était la voie de la poésie.

Sur un autre continent, c’est Borges qui s’encanaille des chansons de tango. D’ailleurs, ce Borges avait très bien analysé la profondeur de toutes ces« litanies crépusculaires », car la chanson vériste se situe entre les coups de poings d’Eros et Thanatos : On s’aime et on s’entretue. Ces refrains, on croit les connaître, on croit saisir des bribes fugaces qui nous rappellent un temps où la mythologie existait encore, où Picasso peignait le minotaure.

La vipère