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Critiques

EXTRAITS :

Grand écart musical au festival d’Arques-la-Bataille

D’un côté les Cantates de Bach, Charpentier et Danielis. De l’autre, des chansons et des airs de cour à rire et à pleurer, à boire et à danser. Les Lunaisiens font un grand écart musical lors du festival de musique ancienne à Arques-la-Bataille, et démontrent une nouvelle foi avec brio une particularité de leur répertoire : l’éclectisme.
Relikto – Maryse Bunel – août 2014

Grande qualité et diversité aux Flâneries Musicales de Reims

A 21 heures, Arnaud Marzorati et ses complices rendent hommage au répertoire des « Hydropathes » du cabaret parisien Le Chat Noir, dans la Cuverie du Champagne Charles de Cazanove. Un lieu idéal pour goûter la joie de boire et de tourner des choses en ridicule sous la magie de l’alcool ! Notre chanteur joue le rôle du patron de bar, avec une performance physique (gymnastique, grimaces…) digne à la fois d’un sportif et d’un comique de one-man-show (même s’il est entouré de trois musiciens), assortie de maintes références au liquide à bulles, égaye le spectateur qu’il tutoie, dans un pur esprit montmartrois. Un véritable spectacle qui allie une grande qualité artistique au rire. Bravo les artistes !
Res Musica, 28 juin 2013

Les Lunaisiens au Festival de Montpellier : Vive l’Empereur !

Amoureux des mots et totalement investis dans leur évocation de l’Empereur, Marzorati et ses partenaires parviennent d’autant mieux à leurs fins que leur programme révèle une intelligente construction, entre souffle historique et nostalgie (superbe Te souviens-tu ? d’Emile Debraux), ton « grognard » (savoureuse Chanson de l’oignon) et satire mordante (la chanson anonyme anglaise I sing Napoléon, enlevée avec brio par J.F. Novelli !). Outre le fini et le relief de leur accompagnement, les trois instrumentistes participent de la réussite d’un concert très applaudi en le paysageant de quelques pages instrumentales judicieusement choisies : arrangement du premier mouvement de la 104e Symphonie de Haydn, Menuet du Trio op 12 de Filippo Gragnani (1767-1812), variations sur l’Eroica de Beethoven et, enfin, arrangement du mouvement lent de « L’Arpeggione » de Schubert. Son enchaînement avec Sainte-Hélène de Béranger constitue l’un des moments les plus poétiques de la « Légende impériale » des Lunaisiens. Puisse-t-elle trouver un écho au disque.
Alain Cochard Montpellier, Le Corum, salle Pasteur, 24 juillet 2013

La blessure primitive et la lanterne rouge

En spectacle du soir au Théâtre des Déchargeurs, Arnaud Marzorati développe une exploration passionnante du désir, du sexe et la grivoiserie à la française. « On n’est pas là pour chanter des cantiques » : L’esprit français.

…Dans l’ensemble, cette narration rabelaisienne est un objet précieux, un rappel à la mémoire populaire. Au début du spectacle, Arnaud Marzorati lance : « Oh on dirait du Bossuet, du Quinault, du Racine, mais que dira Fouquet ! ». Il rappelle ainsi que l’esprit français est indissociable du grivois, du coquin et de l’équivoque. Arnaud Marzorati réussit à merveille son pari de redécouverte dramatisée de ces chansons souvent vouées au caniveau de l’anonymat. Grâce à cette imprécation moderne, Arnaud Marzorati et ses trois grâces font du fantasme une rêverie et de la pulsion, de la poésie passionnée. Une belle audace en définitive, encore à l’affiche mais déconseillée aux oreilles sensibles dans tous les sens du terme.
Pedro-Octavio Diaz - les trois coups -10 juillet 2013

Les Lunaisiens chantent les Révolutions

Les Lunaisiens, fidèles à leur mission, explorent les répertoires rares. Après un premier album sur les chants de 1789, ils se consacrent cette fois aux révolutions du siècle suivant, celles de 1830, 1848 et 1871.

Cofondé par le baryton Arnaud Marzorati, l’ensemble Les Lunaisiens poursuit sa découverte du répertoire révolutionnaire...En accompagnant ces chants aux pieds nus avec un orgue de barbarie et un piano à queue Erard de 1890 de la collection du musée de la musique à Paris – réunion paradoxale de l’instrument emblématique de la rue et de celui des salons, en trouvant un compromis délicat à trouver entre la gouaille populaire et le chant lyrique (excellent Isabelle Druet), en fournissant enfin un livret soigné avec la traduction de toutes les paroles en anglais, les Lunaisiens s’assurent de faire référence auprès de ceux qui s’intéressent à ce répertoire musical important dans la constitution de l’identité française.
Res Musica - Jean-Christophe Le Toquin - le 17 mars 2015

Révolutions, de la poudre et des balles en musique

Non, le Palazzetto Bru Zane ne soutient pas que les oeuvres lyriques créées à l’Académie royale, impériale ou nationale de musique : il s’intéresse aussi à ce qui se chantait sur les barricades, le poing dressé. Il a donc soutenu l’entreprise du baryton Arnaud Marzorati, qui s’intéresse à ce répertoire « populaire », de Béranger jusqu’à Pierre Degeyter, inoubliable compositeur de L’Internationale. Avec la complicité du ténor Jean-François Novelli et de la mezzo Isabelle Druet, il nous propose tout un échantillon de ces Marseillaises ornées de paroles toutes neuves, de chants contestataires et de mélodies de salon évoquant le triste sort du pauvre peuple. Quand ils ne sont pas accompagnés par un piano Erard de 1890, ces refrains résonnent aux accents de l’orgue de Barbarie.
« Vraiment la misère est trop dure », dit la Périchole, et Saint-Saëns de conclure dans sa Danse macabre : « Et vive la mort et l’égalité ! ».
Forum Opéra - Laurent Bury - le 23 Octobre 2014

Programme mordant percutant où le piano de salon fréquente l’orgue de barbarie de la rue

La verve savoureuse de ces trois diseurs (Druet, Novelli, Marzorati),inspirés, et subtils expriment toute l’humanité bouleversante des révoltés de l’Histoire : héros ou victimes ? en leurs chants de gloire et leurs cris de mort… (la double vision revient à Alphonse de Lamartine). Originalité, drame du chanté / parlé, justesse des enchaînements, … ce programme ardent fervent ressuscite le courage et la flamme de Gavroche et de Garibaldi !
Aux barricades !
ClassiqueNews.com - Benjamin Ballifh - le 26.09.2014

France 1789

…À tous ceux qui, chercheurs ou simples curieux, souhaitent découvrir le bouillonnement créatif des premières années de la Révolution française, je conseille donc ce France 1789 haut en couleurs et brillamment interprété par des Lunaisiens en grande forme. Si son caractère documentaire l’inscrit un peu en marge de la production discographique habituelle, sa pédagogie souriante rend cette réalisation passionnante assez irrésistible, et on remercie la Cité de la musique et le Palazzetto Bru Zane de l’avoir rendu possible, en espérant que ces deux institutions feront de nouveau confiance à des interprètes sans concurrents dès qu’il s’agit de sentir l’air qui passe au travers des chansons d’une époque.
Passé des arts - Jean-Christophe Pucek - 17 août 2011

Gustave Nadaud : la bouche & l’oreille

Voilà un vrai travail de défrichement, concentré sur le geste vocal et le théâtre linguistique dont est si soucieux le baryton, fin et délirant diseur, Arnaud Marzorati. De Gustave Nadaud (1820-1893) comme il l’avait fait du programme précédent dédié au balzacien Béranger (également enregistré chez Alpha en 2007), le chanteur nous offre les meilleures titres (plus de 300 chansons connues, déposées dans le fonds de la Médiathèque de Roubaix, sa ville natale). Chaque chanson est déclamée avec ce naturel, cette attention au mot, à la coloration exquise qu’exigent connotation ou allusion plus filigranée du sens. Le poète-diseur qui bénéficie d’un art consommé de l’articulation baroque fait merveille dans le climat savoureux des mélodies ici sélectionnées... Entre chant et langage parlé, projection théâtrale et gouaille du bastringue et du cabaret, le baryton acteur évoque, suggère, murmure ou apostrophe. En plus de la délicatesse du style qui sait toujours ne rien sacrifier au naturel, le chanteur ajoute la couleur des instruments tout aussi caractérisés : clarinette en si bémol (de 1896) et piano Pleyel de 1919... ingrédients nécessaires à la richesse d’époque d’une sonorité palpitante.
Le compositeur aurait été touché par l’engagement de son interprète. ..L’interprétation vocale et instrumentale sert les trésors poétiques de Nadaud dont évidemment l’extraordinaire poème chanté qui donne son titre au présent programme : La Bouche & l’oreille...Tout l’art de Nadaud est concentré dans cette chanson poétiquement extravagante, mystérieuse, et même surréaliste. Le talent du baryton en offre les multiples nuances expressives.
classiquenews.com - ecouter/lire/chronique Delphine Raph, 17 juin 2010

La Bouche et l’oreille

Arnaud Marzorati
Daniel Isoir (pianoforte)

Plutôt que de graver un disque de crossover, comme le font trop d’artistes lyriques , et d’enregistrer les chansons de Prévert et Kosma ou du jazz, le baryton Arnaud Marzorati a préféré s’intéresser à un ancêtre fondateur mais aujourd’hui oublié de la chanson française, le chansonnier Gustave Nadaud (1820-1893) .Cet auteur compositeur est pourtant l’auteur d’un corpus de grande qualité où se décèlent les influences de Schubert Rossini (les préludes de clarinette, certains ornements très bel canto) , voire de Schumann ( celui des Deux Grenadiers) ou de certaines romances de jeunesse de Gabriel Fauré . Pour autant, Les Ruines de Paris (plage10) semble avoir été taillée sur mesure pour Jean Guidoni. Le baryton lyrique Arnaud Marzorati réussit le prodige de donner l’illusion d’un tour de chant tout en caractérisant chacune des ces pages satiriques gouailleuses ou sentimentales par une vaste palette d’émission et de timbre. Il est excellemment accompagné par Daniel Isoir et trois instrumentistes (clarinette, violon et violoncelle) qui se joignent à eux à l’occasion.
Renaud Machart – Le Monde 14 juin 2010

Pierre-Jean Béranger
Le Pape Musulman et autres chansons

Arnaud Marzorati basse
Freddy Eichelberger piano Pleyel 1845
Yves Rechsteiner harmonium
Encore un pan inconnu de la musique française à découvrir !

Béranger dont le succès fut gigantesque durant tout le XIXème siècle, fut considéré comme le Balzac de la chanson à une époque où ce genre, loin d’être considéré comme mineur, appartenait pleinement à la sphère littéraire. Chansons politiques, satires sociales et religieuses, pas un sujet n’échappe à Béranger, surtout pas ceux qui dérangent !
Le Baryton Arnaud Marzorati s’est entouré ici de deux accompagnateurs hors-pairs, Freddy Eichelberger au Pianino (Pleyel de 1836) et Yves Rechsteiner à l’harmonium de salon. Notons que ce mariage instrumental, tombé en désuétude au début du 20ème siècle, retrouve la place qu’il mérite et renouvelle en profondeur notre écoute et notre plaisir face un répertoire trop injustement considéré comme mineur.
« Arnaud Marzorati et ses excellents partenaires ont su rendre à ces chansons un ton d’époque parfaitement convainquant(…) Parfois diseur et chanteur accompli, émouvant, drôle, ne refusant pas l’emphase que portent certains vers, Marzorati rend à ce répertoire – qu’on rapprochera parfois de celui des Frères Jacques ou d’une actuelle Juliette – une légitimité qu’il n’aurait jamais dû perdre. »
Diapason, octobre 2008 Récompenses 5 de Diapason, 9 de Classica

Le sain Béranger d’Arnaud Marzorati

…On rit beaucoup du pape qui se fait mahométan pour ne pas être empalé, de tout le théâtre du Diable est mort, du ton de Mon enterrement qui fait penser aux Rapaces de Barbara. Moderne ? Evidemment : la mélodie de Ce n’est plus Lisette fait penser à Michel Delpech, à sa gravité parée de couleurs claires, comme une continuité souterraine entre la Clé du Caveau et notre sens du romanesque ou de la mélancolie. L’interprétation comme ces constats de parenté renvoient à bien des questions contemporaines : le voyage dans le temps de jeunes artistes pop à la rencontre de l’école de la mélodie française du XIXe siècle, le foudroyant album 1829 de Jean-Louis Murat sur des textes de Béranger.
Bertrand Dicale le 23 janvier 2008

« L’aplomb avec lequel Arnaud Marzorati sert le texte théâtral de Béranger, suscite d’emblée l’enthousiasme. Diction millimétrée, articulation suggestive, non-dits et allusions savoureuses, le baryton se délecte sans maniérisme ni lourdeur à exprimer le verbe satirique de l’impérial prosateur. D’autant que ses complices dont Freddy Eichelberger, transfuge des excellents Witches, s’entendent à merveille dans l’élocution autant engagée que musicienne. Un bijou et une révélation. »
Figaroblog-Guillaume-Hugues Fernay - lundi 25 août 2008